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Pakistan : Sawan Masih 



Sawan Masih est un jeune chrétien pakistanais qui a été condamné à mort pour blasphème contre le prophète Mahomet en mars 2013. Depuis avril 2014, il est dans le couloir de la mort dans la prison de Faisalabad. 

Il est marié et père de 3 enfants. 

Un ami musulman de Masih, Shahid Imran, l’a accusé d’avoir insulté le prophète Mahomet lors d’une conversation. 

Le lendemain de cette conversation, les mosquées locales ont diffusé que Masih avait commis un blasphème et ont déclenché une attaque collective contre la maison et le quartier chrétien de Masi. Plus de 178 maisons chrétiennes ont été pillées et brûlées et au moins deux églises profanées par une foule musulmane enragée. 112 personnes accusées d’avoir incendié et fouillé des centaines de maisons seront acquittés par le tribunal antiterroriste de Lahore faute « de preuves ». 

Sawan Masih continue de nier avoir blasphémé. Le vrai motif de cette accusation serait un différend pour une affaire de propriété.

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Action de l'AED : Actuellement, 25 chrétiens, accusés de blasphème comme Sawan Masih, sont en prison. Beaucoup, sinon la plupart, sont innocents. La Commission Justice et Paix de Lahore s’est chargée du cas de ces victimes. Prions, pour eux et leurs familles, pour qu’ils soient bientôt libérés.

Asia Bibi, une foi à soulever les montagnes


En ce jour de Pâques durant lequel nous fêtons le mystère de la Résurrection de Notre Seigneur Jésus, divin mystère, base et fondement de notre foi chrétienne, que ces magnifiques paroles de foi trouvent un écho dans nos âmes et nous raffermissent dans notre propre chemin de vie chrétienne. 



Comme Sawan Masih, Asia Bibi connut l’horreur de l’injuste accusation, de la condamnation, de la prison, de la haine. 

Asia Bibi, pakistanaise catholique est devenue une icône mondiale de la résistance au fondamentalisme islamique. Accusée de blasphème par ses voisins musulmans, Asia Bibi a passé neuf ans en prison, sous la menace d’être exécutée après avoir été condamnée à mort. La loi anti-blasphème, au Pakistan est souvent invoquée pour régler de simples conflits de voisinage et a des conséquences funestes. Ceux qui sont accusés sont souvent lynchés par des foules en colère ou «disparaissent», «suicidés» en prison. La médiatisation d’Asia Bibi l’a sauvée de ce sort. Acquittée en appel par la Cour suprême pakistanaise le 31 octobre 2018, elle a pu finalement, après de nombreuses péripéties, se réfugier au Canada le 8 mai 2019 grâce à la pression internationale. À présent, il existe une « jurisprudence Asia Bibi » qui permet à ceux qui sont accusés de blasphème de se retourner contre leurs accusateurs. La loi anti-blasphème existe toujours au Pakistan, mais on prend désormais un risque en y recourant pour faire du tort à quelqu’un…

Aucune colère ne transparaît quand elle évoque cette période si éprouvante de sa vie, seulement de la tristesse et de la fatigue.