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Salvador : William Quijano  



William Quijano, âgé de 21 ans, a été tué alors qu’il rentrait chez lui le 28 décembre 2009. Il a été abattu par des membres de l’un des groupes criminels du pays. Organisés et violents, ceux-ci s’en prennent aux jeunes qui vivent dans les zones urbaines pauvres d’Amérique centrale. 

Membre local de la communauté Sant’Egidio, qui œuvre pour la justice et la réconciliation à travers le monde, il était engagé depuis cinq ans dans une École de la paix destinée aux enfants pauvres du quartier d’Apopa, dans la banlieue de San Salvador.

« William n’a jamais renoncé à enseigner la paix, au contraire, son engagement a brisé la chaîne de la violence », a témoigné son ami Francisco Hernandez. 

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Action de l'AED : Le Salvador est l’un des pays les plus instables au monde. La famille et les jeunes représentent deux des piliers fondamentaux pour l’avenir du pays. L’AED aide les jeunes qui souhaitent servir les autres, comme 31 étudiants en théologie. Venant de quatre diocèses différents, ils étudient actuellement au séminaire de Saint Oscar Arnulfo Romero, nom d’un évêque qui a donné sa vie en combattant l’oppression des plus pauvres.

La prière de Monseigneur Óscar Romero


« Il est bon parfois de prendre du recul et de regarder derrière soi. 
Le Royaume n’est pas seulement au-delà de nos efforts, 
Il est aussi au-delà de notre vue. 

Durant notre vie, nous n’accomplissons qu’une petite partie 
De cette entreprise magnifique qu’est le travail de Dieu.
Rien de ce que nous faisons n’est achevé, 
Le Royaume se trouve toujours au-delà de nos possibilités. 

Aucune déclaration ne dit tout ce qui peut être dit. 
Aucune prière n’exprime complètement notre foi. 
Aucune religion n’apporte la perfection. 
Aucune visite pastorale n’apporte la plénitude.
Aucun programme n’accomplit la mission de l’Église. 
Aucun ensemble de buts et d’objectifs ne peut être complet. 

C’est ainsi que nous sommes. 
Nous plantons des graines de semence qui un jour pousseront. 
Nous les arrosons, sachant qu’elles portent en elles la promesse du futur. 
Nous posons des fondements sur lesquels d’autres construiront. 
Nous fournissons le levain qui produira des effets bien au-dessus de nos capacités. 
Nous ne pouvons pas tout faire, et le comprendre nous apporte un sentiment de libération. 

Cela nous permet de faire quelque chose, et de la faire bien. 
Ce n’est peut-être pas fini, 
Mais c’est un début, 
Un pas de plus sur le chemin, 
Une opportunité de laisser entrer la grâce du Seigneur qui fera le reste. 

Nous pouvons ne jamais voir le résultat final, 
Mais c’est la différence entre le maître artisan et l’ouvrier. 
Nous sommes des ouvriers, pas des maîtres artisans, pas des ministres, pas des messies. 
Nous sommes les prophètes du futur et non de nous-mêmes. 
Amen. » 

Mgr Óscar Romero Archevêque de San Salvador,
Assassiné le 24 mars 1980