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Syrie : Père François Mourad  


Le père François Mourad a été assassiné le 23 juin 2013 dans le monastère franciscain de Saint-Antoine de Padoue à Ghassenieh, dans le nord de la Syrie. 

Le monastère a été attaqué par des militants islamistes liés au groupe djihadiste Jahbat al-Nusra. Le père François a été abattu, alors qu’il tentait de défendre les religieuses et d’autres personnes contre les rebelles. Il était bien conscient du danger de la situation dans laquelle il vivait  et il donna courageusement sa vie pour la paix en Syrie et dans le monde.

Il fit son noviciat chez les Franciscains de la Custodie de Terre Sainte. Puis il se sentit appelé à une vie contemplative, dans la lignée de la spiritualité du Stylite, parmi les pères du monachisme syrien. Souhaitant créer une nouvelle fondation il présenta, en 1998, la Règle des Frères de Saint-Siméon Stylite à l'évêque syro-catholique. Ayant obtenu cette permission, il fonda d’abord une maison religieuse près d’Alep, mais en 2010 – en raison de difficultés avec les habitants musulmans du village – il se résigna à gagner la région d’Oronte, à majorité chrétienne, où il rétablit son monastère. Avec le début de la guerre civile, la nouvelle fondation fut pillée par les membres de l’armée libre. C’est ainsi que le père François fut contraint de se réfugier dans la paroisse latine de Ghassanieh, tenue par les Franciscains.  

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Action de l'AED : Le père Mourad avait un rêve : celui de « rendre Dieu présent parmi les pauvres », comme il l’avait écrit plus tôt à l’AED. « Une fois de plus, nous frappons à votre porte, la seule porte qui nous est encore ouverte, car il n’y a pas d’autre organisation qui nous aidera », a-t-il écrit. 

Mais la guerre éclata et les Franciscains vinrent en aide à la population dans le besoin, sans aucune discrimination ethnique ou religieuse. L’AED continue de soutenir ce grand travail aujourd’hui. Elle couvre, par exemple, une partie des coûts liés à l’accueil d’enfants à Damas, par des sœurs franciscaines. Celles-ci hébergent et s’occupent ainsi des enfants d’une cinquantaine de familles syriennes déplacées, ainsi que des réfugiés soudanais.

« Entends ma voix, Seigneur »


« Entends ma voix, Seigneur, car c’est celle des victimes de toutes les guerres et de toutes les violences entre les individus et les peuples… 

Entends ma voix, car c’est celle de tous les enfants qui souffrent et qui souffriront tant que les gens mettront leur confiance dans les armes et la guerre… 

Entends ma voix, quand je te prie d’insuffler dans le cœur de tous les humains la sagesse de la paix, la force de la justice et la joie de l’amitié…

Entends ma voix, car je te parle pour les multitudes qui, dans tous les pays et en tous les temps, ne veulent pas la guerre et sont prêtes à parcourir la route de la paix… 

Entends ma voix et donne-nous la force de savoir répondre toujours à la haine par l’amour, à l’injustice par un total engagement pour la justice, à la misère par le partage… 

Entends ma voix, ô Dieu, et accorde au monde, spécialement au Moyen-Orient, ta paix éternelle. 

Amen. » 

Prière pour la paix de Saint Jean-Paul II