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Yémen : Quatre Missionnaires de la Charité  


© Saleh Al-Obeidi / AFP

© Saleh Al-Obeidi / AFP


Le 4 mars 2016, quatre religieuses de la congrégation des Missionnaires de la Charité ont été assassinées : 

  • Sœur Anselm, d’origine indienne, née le 8 mai 1956
  • Sœur Margarita, d’origine rwandaise, née le 29 avril 1971
  • Sœur Judith, d’origine kenyane, née le 2 février 1975
  • Sœur Reginette, d’origine rwandaise, née le 23 juin 1983.

Les terroristes ont profité du temps réservé à la prière musulmane et des rues désertiques, pour mener leur attaque meurtrière et s’échapper. Ils ont fait irruption dans le couvent d’Aden, où les sœurs dirigent une maison pour personnes âgées et infirmes (environ 80 personnes à charge). 12 autres personnes ont trouvé la mort, parmi lesquelles figuraient leur chauffeur ainsi que des laïcs travaillant à la maison. 

Le père Tom Uzhunnalil, prêtre salésien, a également été enlevé au cours de l’attaque : il n’a été libéré que bien plus tard, le 12 septembre 2017, grâce à la médiation du sultan Omán et de l’Église catholique. La Supérieure du couvent a réussi à s’en sortir indemne, tout comme la plupart des personnes âgées et infirmes.

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Action de l'AED : Des milliers de religieuses travaillent en tant que missionnaires dans les régions les plus reculées du monde. En 2018, l’AED a soutenu la formation et l’apostolat religieux de 11 046 religieuses catholiques, soit environ une religieuse sur 60 à travers le monde.

La pire crise humanitaire, d’après l’ONU


Après un accord signé entre les séparatistes du Sud et les fidèles au gouvernement yéménite sous l’égide de l’Arabie saoudite, début novembre 2019, le gouvernement yéménite s’est réinstallé à Aden, la ville forte du sud du pays. L’accord prévoit notamment la formation d’un nouveau cabinet ministériel avec une représentation égale entre les partis. Un premier pas vers la stabilité du Yémen. Mais la situation « reste très compliquée, on ne sait pas exactement où sont les vrais progrès et quel sera le résultat final », déplore Mgr Paul Hinder, vicaire apostolique d’Arabie méridionale, qui plaide pour une solution politique prenant en compte l’aspect fédéral du pays. 

En décembre, de nouveaux combats entre les soldats fidèles au gouvernement et les séparatistes ont tué un commandant séparatiste. De même, les 18 et 22 janvier 2020, des attaques au missile imputées aux rebelles Houthis ont fait plus d’une centaine de morts, à Marib, une ville tenue par les forces gouvernementales. 

Le Yémen est le théâtre d’un conflit sanglant sur fond de rivalités religieuses et claniques. Depuis mars 2015, l’Arabie saoudite, pays voisin du Yémen, intervient aux côtés du gouvernement yéménite face à l’insurrection des Houthis. Selon diverses organisations humanitaires, la guerre a tué des dizaines de milliers de personnes, essentiellement des civils, depuis l’intervention de l’Arabie saoudite et ses alliés. Environ 3,3 millions de personnes sont toujours déplacées. Et 24,1 millions, soit plus des deux tiers de la population, ont besoin d’assistance, selon l’ONU qui évoque la pire crise humanitaire en cours dans le monde et dénonce les « crimes de guerre » commis par toutes les parties. Mgr Hinder déplore le silence de la communauté internationale, « gênée, car elle sait très bien qu’elle est impliquée dans cette guerre. » 

Sources : Vatican News et Le Figaro