Les gens se sont réfugiés sur les sites des églises et des monastères où, depuis presque deux ans, vivent déjà des milliers de personnes déplacées, ainsi que dans le camp de réfugiés près de l’aéroport international. La situation est d’autant plus précaire que de nombreuses autres organisations humanitaires ont été pillées, notamment les institutions locales de Caritas, dont les collaborateurs comptent maintenant aussi parmi les déplacés.

Mgr Dieudonné Nzapalainga, archevêque de Bangui et président de la conférence épiscopale centrafricaine et de la Caritas centrafricaine, se rend dans de nombreux camps de réfugiés et tente d’y apporter au moins les secours d’urgence en distribuant de la nourriture. La situation est dramatique. L’AED a accordé une aide d’urgence s’élevant à 112 000 euros pour soulager les premiers besoins.

Camp de réfugiés au couvent Notre-Dame du Mont CarmelAu cours des derniers affrontements, plus de 40 personnes ont été tuées, une église a été incendiée et de nombreuses institutions ont été pillées. En outre, plus de 800 prisonniers ont été libérés dans un centre de détention, et parmi eux de nombreux rebelles. La situation est « extrêmement confuse » selon Christine du Coudray, responsable du département Afrique auprès de l’AED. « Il est difficile de juger comment elle évoluera », ajoute-t-elle. « Plus que jamais auparavant, ce pays a besoin de nos prières, de notre aide et de notre attention. »

Il faut absolument entreprendre tout ce qui est possible afin que ce pays ne sombre pas à nouveau dans une spirale de violence et de chaos. Un grand merci par avance de votre aide !

Grâce à votre don, nous aidons les chrétiens de Centrafrique qui sont déplacés par milliers et qui ont tout perdu à cause des violences.